vendredi 8 février 2019

La Norvège à l' Exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne de 1937 à Paris


Architectes : MM. Knut Knutsen, Arne Korsmo et Ole Lind Schistad, avec la collaboration de MM. O. et J. Carré, V. et E. Sclienger.

L'objectif principal de cette participation était de présenter un tableau exact de la vie norvégienne de 1937.


Le pavillon de la Norvège est sans doute le plus étrange de toutes l'exposition. De très loin, ses deux ailes immenses, recouvertes d'aluminium, hautes de 30 mètres, dressées vers le ciel comme celles d'un oiseau qui va prendre son envol, accrochent le regard. On cherche des étages. On ne voit, à 4 mètres du sol, qu'une galerie de verre. Où entre-t-on ? Derrière cet arbre. Et l'intérieur est ravissant.

A juste titre, l'orgueil de la Norvège est sa flotte marchande et c'est d'elle qu'on parle tout d'abord en nous prouvant qu'il n'en existe pas de plus moderne.

Aussitôt l'on monte à la galerie que nous apercevions de l'extérieur. C'est là qu'est la section du tourisme dont la tâche agréable sera de nous convaincre qu'il n'est de bonne vacances que norvégiennes. Puis ce sont les stands très curieux des arts appliqués où dominent de beaux travaux de Froeydi Haavardsholm peints pour l'église de la Trinité d'Oslo.

La salle suivante contient une intéressante collection de tableaux modernes norvégiens : constrastes violents d'ombres et de lumière, audace extrême des coloris. Mais une seconde galerie a été entièrement réservée au plus grand peintre norvégien, Edw. Munch, qui trouva si bien l'expression artistique de son pays, et que l'on admire là-bas à l'égal d'Ibsen.

L'architecture est représentée par des maquettes et des photographies que l'on a placées au sommet du grand escalier par lequel nous devons maintenant redescendre dans le hall.

Tout un côté de cette pièce assez vaste est consacré au développement de la technique moderne, conditionné par la structure géographique d'un pays où la houille blanche est une inépuisable source d'énergie.

Si l'on faisait le tour de la salle, on trouverait encore la section des oeuvres sociales, où sont traduits les courageux efforts que l'on fait en Norvège pour sauvegarder la santé des enfants, pour avoir partout des habitations saines.

Mais le plaisir des yeux est pour l'alignement de ces planches de frêne, de sacs et de ces chaussures de montagne qui évoquent les longues randonnées dans la blanche campagne d'Oslo.


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