lundi 20 octobre 2014

L'Albanie, à l'Exposition international de 1937 à Paris

On pourrait penser que les Expositions universelles, c'est quelque chose de très récent pour la République d'Albanie, ce charmant petit pays situé dans l'ouest de la péninsule balkanique, avec cette belle ouverture sur les mers adriatiques et ioniennes, et des frontières aujourd'hui, avec pas moins de 4 pays, le Monténégro, le Kosovo, la Macédoine et la Grèce...

...et non, l'histoire des participations de ce pays dans les Expos n'est pas si récente. Je vous propose de retourner 77 ans en arrière, et de retrouver l'Albanie fièrement installée à l'Exposition internationale des Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne, en 1937... à Paris.


L'intérieur de l'exposition de l'Albanie peut paraître simple et dépouillée, mais il faut garder à l'esprit que nous sommes en 1937, à l'apogée de l'Art déco, qui prône des lignes droites et épurées, c'est la géométrie qui prime, pas de place ici aux détails baroques ou pittoresques, c'est l'ordre qui règne partout ou presque, à l'Expo !

Voilà ce que nous en dit M. Camille Damman, Commissaire général de l'Albanie à l'Exposition de Parsi 1937 :

L'Albanie, après avoir lutté pendant des siècles, vient, il y a vingt-cinq ans à peine, de retrouver l'indépendance nécessaire à son épanouissement. L'Albanie était née, son berceau fur agité et sa jeunesse pleine de soucis ; elle se développe au milieu du drame de la Grande Guerre qui divisait l'Europe. Successivement Principauté, République, Régence, elle modifia définitivement la forme de sa constitution le 1er septembre 1928. A cette date mémorable, toutes les forces nationales réunies proclamèrent d'enthousiasme la monarchie héréditaire dans la famille du Roi Zogu 1er, ce chef incontesté dont l'autorité et la fermeté des aspirations nationales étaient devenues pour tout son peuple un symbole consacré.


L'Albanie allait enfin connaître des jours de paix qu'elle allait consacrer à son redressement. A partir de ce moment, le pays connut la plus grande activité non seulement dans le domaine de son organisation intérieure mais aussi dans celui de ses relations internationales et vous pourrez le constater, en parcourant notre Section, que les résultats obtenus, après dix années de paix et de travail, sont des plus appréciables et nous permettent les plus grandes espérances.

Dernier né sur la carte de l'Europe, nous ne pouvons vous montrer en Albanie ni usines gigantesques, ni art d'avant-garde. Le loisir nous a manqué pour de pareilles créations. Notre technique est d'avoir, par une volonté opiniâtre, redressé le pays et notre art d'y avoir incontestablement réussi.

Nous avions quelques scrupules à accepter l'aimable invitation du Gouvernement français à nous joindre à cette grande manifestation mondial d'Arts et Techniques dans la Vie Moderne. Nous ne pouvons, en effet, avoir la prétention de rivaliser avec d'importants pays. Nous n'avons jamais participé à une Exposition internationale et nous allions y renoncer lorsque notre gouverneur s'est est décidé, voulant apporter à la France ses sentiments de grande sympathie et aussi pour montrer ce qu'un Etat nouveau, harmonieux dans son ensemble d'équilibre et de proportion, avait créé au point de vue culturel, social et économique.


Nous avons puisé, dans l'organisation mondiale, en l'adoptant à nos besoins personnels et sans brusquer nos coutumes ancestrales, tout ce qui est propre à moderniser notre organisation sociale.

L'enseignement, à tous les degrés, a été largement développé et les institutions techniques et professionnelles forment un artisanat dont le sens pratique s'allie, dans la plupart des cas, au sentiment artistique traditionnel de nos populations. Les travaux de broderies, aux couleurs chatoyantes et d'un dessin si personnel et si varié, vous en donnent un exemple éclatant.

Notre Section vous montrera le développement intense de notre agriculture et la grande variété de ses produits, son utilisation ; et l'exploitation de nos mines et forêts ; la chasse et le commerce des fourrures, huile, pâtes diverses, savonneries, produits alimentaires ; nos distilleries, brasseries et aussi, et surtout, nos excellent tabacs albanais, rivalisant avec les meilleurs d'Orient et dont la culture est l'objet de constantes préoccupations.

Dans un stand spécial, vous pourrez admirer notre organisation touristique. Le soleil et le charme si particulier de nos paysages vous invitent à venir visiter notre beau pays où l'accueil le plus sincèrement cordial vous est acquis.

Camille DAMMAN,
Commissaire générale de l'Albanie.


L'Albanie expose dans le Pavillon International, au Champ de Mars

C'est un vaste bâtiment de 6 000 m², aux lignes à la fois élégantes et sobres.
Il abrite toutes les productions d'ordre divers qui n'ont pu, faute de place, être exposées dans les pavillons respectifs des nations étrangères où dans les classes françaises internationalisées.
Aux stands des pays exposants représentés dans ce Pavillon figurent des séries remarquables dans tous les domaines.

Architectes : MM. Abella – A. et H. Guitton – Demenais.
Collaborateur Artiste :
Sculpteur : M. André Vincent BECQUEREL, figure décorative en plâtre patiné bronze « Jeune filles aux colombes ».

Nations exposants dans le Pavillon International :
Albanie – Allemagne – Autriche – Danemark – Espagne – Grande-Bretagne – Pologne – République Dominicaine – Tchécoslovaquie – Yougoslavie – ORT-Union – Culture Juive.

Hélas, il est très difficile de trouver des photos de ce Pavillon International. J'ai presque fait le tour de mes collections, mais rien pour le moment. J'ai également demandé à un ami, grand collectionneur quasi-exclusif de l'Exposition de 1937... rien non plus... mais on garde espoir.

On pourrait cependant croire à un pavillon fantôme, c'est déjà arrivé dans de nombreuses Expos. Les catalogues ou revues, éditées avant l'événement, pouvaient présenter des différences par rapport aux réels aménagements.
Mais ici, ce n'est pas le cas, le pavillon est à la fois visible sur de nombreux plans, et même, sur la vue aérienne du Champ de Mars, ci-dessous, matérialisé de couleur ocre :


Nous sommes ici à l'extrémité sud du Champ de Mars, on aperçoit l'Ecole militaire en haut de la photo, et devant, le large pavillon de la Lumière, qui ferme l'enceinte de l'Exposition (voir plan ci-dessous).
Le pavillon international est entouré des pavillons d'Haïti, de la Bulgarie, de l'Australie, du Mexique, de l'Enseignement et de l'Orientation professionnelle (lui faisant face), de l'Union Sud Afrique, de l'Irak, du Brésil, du Pavillon de la Lumière, du Venezuela, et pour finir, du Pérou.


J'espère pouvoir revenir bientôt avec d'autres photos de cette exposition des produits albanais, mais aussi avec au moins une photo de ce Pavillon international... à suivre.

vendredi 17 octobre 2014

Lecture... Siam d’hier Thaïlande d’aujourd’hui

Siam d’hier Thaïlande d’aujourd’hui
Patrick Binot, Jean Marcel et 31 auteurs | juillet 2014

31 plumes déliées, précises et souvent illustres nous racontent l’histoire riche et extraordinaire des relations du Royaume avec les pays francophones d’Occident. Elles soulignent aussi la grande pérennité, dans notre regard, de « l’âme siamoise » à travers les âges.

Entre autres documents inédits ou presque, le pavillon du Siam à l'Exposition universelle de 1867 à Paris.
Le livre
Premier ouvrage du genre à présenter les principaux textes qui illustrent l’histoire dense et déjà longue des relations du Royaume avec les pays francophones d’Occident (France, Belgique, Québec, Suisse), cette anthologie issue des auteurs s’exprimant en français sur le Siam ancien et la Thaïlande moderne nous plonge dans le passé flamboyant – et parfois bien singulier vu d’aujourd’hui – des princes, diplomates, missionnaires et militaires, elle se poursuit dans l’ébauche d’un monde contemporain où explorateurs et visiteurs qualifiés prennent un relais tout à la fois aventurier, savant, élitiste et individualiste sur ce qui relevait jusqu’alors du domaine réservé des États et des religions, pour se fondre enfin en nos temps modernes où un tourisme butineur ne se nourrit plus que de notre insatiable appétit d’exotisme.

De Jacques de Bourges ou Simon de La Loubère à Morgan Sportès en passant par Paul Morand et bien d’autres, les plumes déliées, précises et souvent illustres choisies et présentées par Patrick Binot et Jean Marcel nous racontent cette histoire riche et à bien des égards extraordinaire. Elles nous en restituent les contextes particuliers, l’atmosphère qui leur était propre selon les années où elles livrèrent leur témoignage, mais nous en soulignent aussi la grande pérennité, de ce que d’aucuns appelleraient, du Siam à la Thaïlande dans notre regard, « l’âme d’un peuple » à travers les âges.

Une sélection de 31 textes de Jacques de Bourges, Nicolas Gervaise, Alexandre de Chaumont, François-Timoléon de Choisy, Claude de Forbin, Simon de La Loubère, Jean Donneau de Visé, Guy Tachard, Maréchal Desfarges, Pierre Bigrot, Voltaire, Louis de Jaucourt, Jean-Baptiste Pallegoix, Henri Mouhot, Ludovic de Beauvoir, Georges « Puck » Chaudoir, émile et Denise Jottrand, Charles Buls, étienne Lunet de la Jonquière, André Malraux, Paul Morand, Guy de Pourtalès, Jacques May, Jean Decoux, André Gomane, Morgan Sportès, Lorenzo Pestelli, Marguerite Yourcenar, Jean Marcel.

Avec deux livrets photos dont la plupart inédites.

L'auteur
Patrick Binot est né en Belgique en 1959. Après avoir obtenu une maîtrise en Langues & Linguistique à l’Université Libre de Bruxelles (U.L.B.), il a enseigné le français en Espagne pendant 16 ans. Depuis 2002, il vit et travaille en Thaïlande. Il est actuellement lecteur de français à l’Université Srinakharinwirot de Bangkok.

Jean Marcel est né au Québec en 1941. Professeur à la retraite de l’Université Laval (Québec). Docteur en philologie et littératures romanes du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (Poitiers). Academic expert (conseiller spécial) à la section de français de l’Université Chulalongkorn (Bangkok), il poursuit en Thaïlande depuis 25 ans sa carrière d’écrivain.

lundi 13 octobre 2014

Le Pavillon de Monaco, à l'Exposition universelle de 1889 à Paris

Je vous propose une petite visite du pavillon monégasque, avec les commentaires d'époque...
Il se trouvait à proximité de la Tour Eiffel, plus précisément au coin du Palais des Beaux-Arts et devant le pavillon des Pastellistes Français, dans la partie Est du Champ de Mars, côté Avenue de la Bourdonnais.

Nous aurons l'occasion de revenir sur ce pavillon de Monaco prochainement, pour une visite un peu plus poussée, et d'autres documents iconographiques... en espérant exhumer, quelques photos intérieures... qui sont toujours beaucoup plus rares.
En attendant, bonne visite !


Ah ! Le gracieux petit palais que ce pavillon de Monaco et comme il méritait bien la place à part qui lui avait été faite près du Palais des Beaux-Arts, et l'engouement tout particulier du public ! Par exemple, ne nous demandez pas de vous en définir l'architecture, de vous en présenter le style :  la fantaisie seule présida à cette composition, menée par le souci de faire quelque chose qui participât à la fois du français et de l'italien, comme la Principauté elle-même, sans rien aliéner de l'esprit d'indépendance qui fait le fond du caractère monégasque. D'époque précise, pas davantage... Au fait, nous devons nous tromper. C'est le comble du modernisme, voire même de fin de siècle que de composer en jouant des coudes à travers les styles et les époques, en prenant son bien où on le trouve et le beau partout où il fleurit. Si nous jugeons des résultats qu'on peut y obtenir par le succès qui valut à l'architecte M. Ernest Fauty, la composition du pavillon de Monaco, nous n'aurons qu'à nous incliner, charmés – et nous nous inclinons.

Nous nous revoyons encore arrivant au pavillon, accueillis par les statues rêvant près des fontaines, dans l'ombre des palmiers, des eucalyptus et des oliviers, parmi les senteurs voluptueuses des orangers et des roses. Comme cet accueil vous disposait à trouver tout aimable, à tout admirer. Et, de fait, on s'extasiait, sans avoir à y mettre la moindre condescendance.


Le pavillon se composait d'un grand hall avec quatre pavillons carrés aux angles. Comme entrée principale, une loggia en portique. Les quatre façades décorées en faïences monégasques formant frises, ces faïences dont nous retrouverons, à l'intérieur, des échantillons remarquables par la vivacité de leurs couleurs et le dessin de leurs ornementations, et témoignent d'un effort réel dans la voie artistique.

L'intérieur du hall comprenait une grande nef avec bas-côtés séparés d'elle par des colonnes et doucement éclairés par des baies à vitraux. A droite de l'entrée, le portrait du prince héritier de Monaco ; au fond de la nef, émergeant des fleurs d'une serre, le buste en marbre du prince Charles III, placé là comme chez lui, au pays des roses...


Chose bizarre ! Cette terre privilégiée, gâtée par le soleil, bercée par les bruits de la mer, abrités des vents par la montagne ; cette terre où tout est motif à rêverie, où tout invite au farniente nous envoya une exposition presque uniquement composée de produits industriels. Ce n'est pas les artistes qui manquent dans la Principauté, mais ils sont français ou italiens ; Monaco se contente de leur fournir le soleil et les enchantement des sites. Signalons pourtant – car elles le méritent – deux œuvres artistiques remarquées au pavillon monégasque : un buste, de M. Stecchi, et une vierge, de M. Cordier, cette dernière sculptée pour la cathédrale de Monaco.

Après avoir donné un coup d'œil aux produits industriels : les faïences – dont nous avons déjà parlé – la parfumerie, la marqueterie, les chapeaux de paille et des paniers brodés si connus, on s'arrêtait avec un intérêt des plus vifs, devant l'exposition des travaux du prince héritier, exposition qui, d'ailleurs, occupait la moité de la place totale et constituait le seul attrait sérieux de l'intérieur du pavillon.


Le prince héritier – aujourd'hui régnant – fut et est resté sans doute un amant passionné de la mer en même temps qu'un savant affamé de découvertes. Tous les ans, il s'embarquait sur son yacht et passait les mois d'été à étudier le fond de l'océan. Ce sont les résultats de ces études, de véritables chasses à l'inconnu, qui nous furent exhibés au pavillon monégasque. D'abord, des photographies prises par le prince au cours de ses voyages et indiquant ses travaux ; puis, dans des bocaux, les animaux cueillis au fond de la mer ou entre les rochers : des crabes nains et des crevettes géantes, des chenilles, un porc-épic et des araignées de mer, un poisson-chien, une façon de sirène à tête de dogue, des polypes enfin, la plupart inconnus – et à côté de ces trouvailles ; comme le fusil près du gibier rapporté, l'appareil inventé par le prince pour sonder le fond de la mer, jusqu'à une profondeur de trois kilomètres, et en ramener les algues et leurs habitants.

Un autre travail à l'exécution duquel les goûts scientifiques du prince héritier ne furent sans doute pas étrangers, ce sont des reproductions de sceaux anciens exposés par M. Saige, archiviste de la Principauté, un savant doublé d'un littérateur de talent.

En somme, à part les travaux maritimes, du prince héritier, peu de choses à vois dans le pavillon monégasque et absence presque complète d'œuvres d'art. Eh bien ! Si peu que cela fût, nous nous étonnions encore de l'y trouver : c'est surtout aux pays de soleil qu'il est doux de ne rien faire, et parmi ces pays, nous n'en savons pas qui offrent plus de circonstances atténuantes à la mollesse que cette Principauté enchantée.

Monod, Paris 1889

vendredi 10 octobre 2014

Grenoble 1925 - Les Fontaines Lumineuses de l'Exposition de la Houille Blanche et du Tourisme à Grenoble


Chose promise, chose due...
Un lecteur m'avait demandé des renseignements sur ces fameuses fontaines lumineuses par email, voilà quelques détails... et quelques vues de nuit, en carte postale.
C'était pourtant à la mode à l'époque, mais il ne semble pas y avoir de cartes photos colorisées de ces fontaines, ou alors... elles ne sont pas arrivées jusqu'à moi !
De même, il aurait été agréable et intéressant de voir ces illuminations sur autochromes... il faut y croire! Il faudra donc, pour le moment, se contenter de ce dessin colorisé.



De tout temps, les fêtes de nuit avec illuminations ont aidé aux réjouissances des foules ; aussi, l'ingéniosité humaine a toujours cherché à obtenir des effets surprenants, mettant en œuvre des moyens d'autant plus dissimulés que les moyens techniques progressaient.

Les premières fontaines lumineuses sont d'origine assez récente, et furent imaginées par Holloway qui les produisit pour la première fois en Angleterre ; puis, quelques années après, à l'Exposition universelle de Paris en 1889 ; l'ingénieur Bechmann les fit installer et compléta lui-même un ensemble important dont la présentation nouvelle fut un très grand succès.

Succès légitime d'ailleurs, dû tout à la fois à la nouveauté, à la réussite et au contraste lumineux, que l'éclairage extérieur médiocre de l'époque rendait plus avantageux.

Depuis ce moment, dans quelques expositions et fêtes on a tenté de réaliser des fontaines lumineuses avec un très inégal succès, et cette attention concerne un réel attrait lorsqu'elle peut être montrée dans la forme magnifique réalisée à Grenoble.

Les dispositions d'Holloway, de Bechmann et de quelques autres sont caractérisées par la nécessité d'aménager sous les bassins, aux endroits des jets et des illuminations, des caveaux en infrastructure dans lesquels les sources de lumière et les dispositifs accessoires sont installés et manœuvrés. Des cheminées étanches sont aménagées pour que la lumière arrive sous les jets d'eau, certains constructeurs ont même fait passer le flux lumineux à travers l'ajutage des jets, mais ce système conduit nécessairement à une perte notable du flux lumineux et à des réalisations assez compliquées.

Dans les fontaines lumineuses de l'Exposition de la Houille Blanche et du Tourisme à Grenoble, rien de tout cela n'a été nécessaire grâce à l'emploi des procédés brevetés S.G.D.G. De Brandt, l'ingénieur électricien bien connu dans le monde de l'électricité.


Ces fontaines lumineuses ont été réalisées en collaboration par les trois maisons suivantes, chacune particulièrement qualifiée dans sa spécialité :
Pour la partie hydraulique, par MM. Kula frères, constructeurs, 19, rue Viete, à Paris.
Pour la partie illumination, par MM. Brandt et Fouilleret, département Eclairage rationnel, 23, rue Cavendish, à Paris.
Pour les canalisations électriques, par MM. Ch. Milde fils et Cie, constructeurs, 60, rue Desrenaudes, à Paris.
Pour les moteurs, par les Ateliers Lyon-Dauphiné (Matériel Grammont) 10, rue d'Uzès, à Paris.

Ce qui caractérise les procédés Brandt, c'est la facilité d'installation de fontaines lumineuses dans n'importe quel endroit et sans travaux préalables.

A cet effet, des projecteurs blindés et étanches spécialement étudiés sont immergés pour la commodité des visiteurs, auraient pu se trouver en tout autre endroit, toutes les commandes s'effectuant à distance.

Une des parties remarquables de l'installation réside dans la commande des divers circuits électriques des projecteurs.

Ces circuits, en nombre important, sont reliés à 12 groupes de relais contacteurs. Ceux-ci sont mis en action par 3 combinateurs, tournant automatiquement à des vitesses différentes, entraînés par des roues à nombre de dents premiers entre eux. Il en résulte que le cycle des allumages et extinctions des projecteurs comporte de milliers de combinaisons avant de reproduire les mêmes effets. Il est facile de concevoir la variété des coloris que l'on pourra admirer au cours de ces féeries.

Cette véritable vie lumineuse serait incomplète si les jets d'eau ne variaient en volume et en pression, par un système de réglage convenable.

Les commandes électriques des projecteurs et celles des vannes hydrauliques sont réunies en un même endroit et le contrôle de cette vaste installation est assuré par un seul homme.


Nous terminerons cet exposé par quelques renseignements sur le fonctionnement hydraulique des fontaines lumineuses :
La quantité d'eau utilisée dans les gerbes lumineuses est considérable ; elle atteint deux millions de litres à l'heure.
La mise sous pression de l'eau nécessite une puissance électrique de 400 Kws.
Enfin, les principaux jets d'eau atteignent des hauteurs variant de 18 à 50 mètres.

Guide Catalogue Officiel Grenoble 1925

Fontaines et bassins en bleu, sur Base plan Archives de Grenoble - http://archives.grenoble.fr/site/index.html

jeudi 9 octobre 2014

Grenoble 1925 - Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme - Projet 3D - #14

Voilà une étape qui se termine, avec le placement des éléments déjà réalisés, Palais de la Houille Blanche, Fontaines, Petit et Grand Palais de l'Italie, en tenant compte des différents dénivelés, qui doivent se rapprocher de la réalité, faute d'avoir suffisamment de références précises.

Pour le moment, je n'ai pas encore décidé quel sera le prochain pavillon à être modélisé... le Palais du Tourisme est bien sûr assez tentant, du fait de son architecture originale et très "Art Déco".








Coup d'envoi de la construction du Pavillon France le 29 septembre 2014 à Milan

Pose de la première arche du Pavillon France - Lundi 29 septembre 2014...
par le Ministre français de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt.


4 axes majeurs :
- Contribuer à la sécurité alimentaire mondiale,
- Produire plus et mieux,
- Contribuer à ce que tous les peuples du monde puissent accéder à une alimentation de qualité et en quantité suffisante,
- Allier quantité et qualité.

Pour en savoir plus alimentation.gouv.fr/milan-2015

mercredi 8 octobre 2014

Expo'67 Montréal - Pavillon de Monaco #1



Face à la Place des Ingénieurs, dans l'île Notre-Dame, le pavillon de Monaco présente l'aspect original de plusieurs tours tronquées s'emboîtant les unes dans les autres et entourant un "cinéma-jardin" situé en bordure d'un canal, le tout dans un cadre de fleurs, de verdure et de plantes exotiques.


Dès son entrée dans ce pavillon, où l'attend une ambiance monégasque, le visiteur est convié à une promenade à travers l'accueillante Principauté méditerranéenne. En traversant les différents secteurs du pavillon, tantôt à ciel ouvert, tantôt discrètement ouvert, dans lesquels sont évoquées de façon vivante l'histoire dynastique, les réalisations scientifiques, l'activité culturelle, sociale et sportive, ainsi que la vie quotidienne de ce petit pays de rêve, le visiteur a l'impression de déambuler dans certaines rues pittoresques de Monaco et de Monté-Carlo. Cette agréable promenade achemine le visiteur vers le lieu du spectacle qui en sera l'attraction principale.

Débouchant sur un curieux jardin coiffé d'une sorte d'immense parasol, le visiteur peut alors contempler pendant une quinzaine de minutes inoubliables un court métrage d'une grande beauté qui complétera par la couleur, le son et le mouvement l'image merveilleuse de la joie de vivre dans la Principauté de Monaco.



à suivre...

dimanche 5 octobre 2014

Grenoble 1925 - Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme - Projet 3D - #13

Au tour d'une partie non négligeable de cette Exposition grenobloise, ce n'est ni un pavillon, ni un palais, mais juste en face du Palais de la Houille Blanche, les grandes Fontaines lumineuses.
Il ne faut pas oublier que l'eau reste le sujet majeur de cette Exposition, au travers de l'énergie qu'elle fournit, sous la forme d'électricité, personnifiée ici sous la forme lumineuse accompagnant les jets d'eau.
L'eau c'est la vie, et l'énergie. Nul doute que les spectacles nocturnes offerts par ces Fontaines lumineuses avait de quoi séduire les visiteurs de l'Exposition.
Découvrons-les sous la forme de polygones, pour le moment...

Je reviendrais d'ici quelques jours sur ces fontaines, et les techniques mises en oeuvre.




vendredi 3 octobre 2014

Lodz souhaite accueillir Expo 2022 !


La ville polonaise de Lodz souhaite accueillir une Exposition internationale en 2022, un projet déjà présenté au Bureau International des Expositions en juin dernier, Vicente Gonzalez Loscertales, le Secrétaire général de cette organisation, s'est rendu il y a quelques jours à Lodz pour visiter la ville polonaise.


Vicente Gonzalez Loscertales, secrétaire général du BIE (Bureau International des Expositions) Pic LodzTube

"C'est la première fois que je viens à Lodz. Je la perçois comme une ville dynamique, soucieuse de sa rénovation et de changer certaines mentalités, dans le respect des traditions", a déclaré M. Loscertales.

"Cette vision devra être particulièrement orientée vers l'avenir. Ce sont précisément ces Expos qui donneront la matière à accélérer les processus de développement qui se produisent dans la ville."

La ville de Lodz a-t-elle une bonne chance d'organiser une Exposition internationale en 2022 ?

"Pour évaluer cela, nous devons d'abord connaître en détail le projet de Lodz, ainsi que celui des autres concurrents". à déclarer M. Loscertales, Secrétaire général du Bureau Internation des Expositions, l'organisation qui, par vote de ses pays membres, décidera de qui, aura l'opportunité d'accueillir cet événement en 2022.

Vicente Gonzalez Loscertales, secrétaire général du BIE et Hanna Zdanowska, Maire de Lodz.
Pic LodzTube
Voilà donc une seconde étape dans le cadre de cette future candidature pour une Expo 2022 à Lodz.
C'est surtout une candidature qui semble être très sérieuse. Pour le moment, nous avons pu relever au moins 9 projets différents pour 2022-2023, mais il faut bien l'avouer, plusieurs ne semblent pas réellement sérieux, et certains aussi, ne sont que des coups médiatiques, pour faire parler d'une ville.

Il est assurément un peu prématuré pour évaluer ce projet, mais nous allons rester attentifs aux prochaines informations sur le sujet.

On peut noter quand même que la Pologne a déjà été candidate pour une Exposition internationale en 2012, avec la ville de Wroclaw. Hélas pour cette ville polonaise, c'est la Corée et la ville de Yeosu qui ont été élus par le BIE. Il faut dire que l'Asie du sud-est a le vent en poupe en ce qui concerne l'organisation de ces Expos, grâce notamment aux opportunités que ce continent peut offrir.

Mais assurément, la Pologne a une carte à jouer dans ce domaine, et dans cette région. La Pologne est d'ailleurs un "très bon élève" des Expos, avec de glorieuses et fidèles participations à ces événements. Nul doute que ce projet Expo 2022 Lodz ait toutes ses chances.

Pic LodzTube
Lodz est la troisième ville de la Pologne, avec légèrement plus d'habitants que Wroclaw. Eloignée de seulement 140 km de Varsovie, elle semble souffrir un peu de cette proximité, et aurait certainement tout à gagner avec cette Expo 2022 qui pourrait lui assurer un développement rapide, grâce aux opportunités et au dynamismes que ce genre d'événement sont à même d'apporter. La ville, forte de son héritage multiculturel, et son expérience des foires internationales, pourrait bien faire la différence, mais attendons de voir qui seront le, ou les concurrents !

Bonne chance Lodz !
SourcePic

jeudi 2 octobre 2014

Grenoble 1925 - Exposition internationale de la Houille Blanche et du Tourisme - Projet 3D - #12

Même lorsqu'il semble que l'on soit près de la fin, il reste finalement toujours beaucoup à faire.
Voilà encore une nouvelle étape pour le Palais de la Houille Blanche de l'Exposition de 1925 à Grenoble.
Ajout des escaliers de chaque côté du bâtiment principal... et si tout est vraiment symétrique dans cette construction, il se trouve que les escaliers ne le sont pas, double escalier droit sur la gauche, double escalier tournant sur la droite, avec une terrasse permettant certainement d'admirer le panorama de l'Expo, alors que l'autre côté se trouve une vue bouchée par la végétation.
Ces escaliers ont vraiment été réalisé grâce aux plans, que j'espère justes, car je n'ai encore pour le moment, trouvé aucune photo des extrémités du bâtiment.



Mise en place également des deux pavillons de tête, et surtout, mise en oeuvre de la topologie particulière du terrain. Le palais, construit sur un sol assez meuble a reçu ancrées profondément ses fondations, mais est également rehaussé, afin de ménager la pente pour les fontaines lumineuses... qui seront la prochaine étape de notre chantier 3D.

Le dénivelé est particulièrement visible sur le côté des pavillons de tête, et au niveau des petits escaliers de chaque côté, mais aussi à l'arrière du Palais de la Houille Blanche, avec un niveau inférieur à celui du bâtiment d'exposition.




A suivre, la prochaine étape sera la modélisation des fontaines, pour lesquelles la documentation est loin d'être pléthorique. Quelques plans, mais comportant des différences, et pour les photos, les plans larges brillent par leur imprécision, et les plans rapprochés, photographiés à hauteur d'homme, ne laissent apercevoir que peu de détails, à part l'eau, et les jets !

mercredi 1 octobre 2014

Projet d'excavation et d'exposition d'un mammouth lors de l'EXPO 2005 AICHI


1. Présentation du Projet d'excavation et d'exposition d'un mammouth lors de l'EXPO 2005 AICHI

La découverte récente de spécimens congelés de mammouths en Sibérie n'est pas sans relation avec le réchauffement de la planète. Les glaces éternelles de Sibérie ont commencé à fondre en raison de la hausse de température et les mammouths, qui étaient jusqu'à présent enfouis au fin fond des terres glacées, ont commencé à faire surface. Si ces terres gelées continuent à fondre, nous risquons de perdre un très grand nombre de ressources précieuses qui avaient été conservés pendant des milliers, voire des dizaines de milliers d'années.

Lors de l'EXPO 2005 AICHI, des efforts seront mis en œuvre afin de rechercher, grâce aux résultats d'études d'avant-garde, les relations entre la vie et l'environnement de la planète.

Le projet d'excavation et d'exposition d'un mammouth, qui porte sur l'étude de matériaux précieux considérant les mammouths comme la dernière occasion qui nous a été laissée de les étudier, s'inscrit comme une tentative d'élucidation du secret des relations entre l'environnement et la vie, et constitue un point de départ en vue de la concrétisation du thème principal de l'Exposition 2005 AICHI, “La sagesse de la nature”.

2. Informations de base sur le mammouth exposé
Nom :“Mammouth de Yukagir” d'après la région où il a été découvert.
Période :environ 18.000 ans (d'après la datation utilisant le radiocarbone inclus dans les os ou les poils)
Âge :présumé être entre 40 et 45 ans (L'envergure et la courbe des défenses indiquent que l'animal était adulte.)
Sexe :Mâle probablement, d'après la grandeur de la tête et la courbe des défenses.
Hauteur jusqu'aux épaules :environ 2,8 m (d'après le total de la longueur de chaque partie de la patte avant gauche découverte ou en appliquant la méthode de calcul des relations entre la circonférence des pattes avant et la hauteur jusqu'aux épaules utilisée pour les recherches sur les éléphants d'Asie)
Poids :de 4 à 5 tonnes environ (Les éléphants d'Asie mâles ayant la même hauteur d'épaules ont un poids de 5 tonnes environ. Les méthodes de calcul utilisées pour les recherches sur le poids des mammouths à partir de la longueur de l'humérus indiquent de 4 à 5 tonnes.)
3. Vue d'ensemble des parties découvertes du Mammouth de Yukagir (parties correspondant à la moitié avant du corps)
Partie de la tête (avec deux défenses), ensemble des vertèbres cervicales, une grande partie des vertèbres thoraciques, patte avant gauche (avec des restes de tissu à partir du genou et os dans la partie supérieure), une partie de la patte avant droite, une partie des côtes (en particulier celles couvrant la partie gauche de la poitrine), une partie de la peau (découverte sous forme momifiée), des portions de la paroi intestinale (les études ultérieures permettront de déterminer leur emplacement) et ses substances internes, et des poils.


4. Chronologie

17 juillet 2003
Création du Comité exécutif de l'excavation et de l'exposition

16 janvier 2004
Signature d'un mémorandum de coopération entre la République de Sakha (Iakoutie) de la Fédération Russe et l'Association japonaise pour l'Exposition Internationale de 2005, dans le cadre d'un projet russo-japonais pour la présentation, lors de l'EXPO 2005 AICHI, du mammouth de Yukagir découvert dans la commune d'Ust-Yansky. Organisation d'une conférence de presse conjointe, en présence de M. YAKIMOF ?, vice-président de la République de Sakha.

Du 16 au 25 février 2004
Réalisation d'essais d'excavation dans les terres gelées de l'Hokkaido.

22 mai 2004
Création du Comité scientifique du Mammouth de Yukagir conformément au décret du Président de la République de Sakha.

27 mai 2004
Visite au Japon de M. Vyacheslav Anatolievich Shtyrov, Président de la République de Sakha. Nouvel accord entre la Fédération russe, la République de Sakha et l'Association pour l'EXPO 2005, pour la présentation, dans le pavillon de l'Association, du Mammouth de Yukagir en tant que projet conjoint russo-japonais. Durant la conférence de presse, présentation des photos de la tête du Mammouth de Yukagir.

Du 8 au 15 juin 2004
Etude sur le site de découverte du Mammouth de Yukagir (juin)

Du 4 au 10 septembre 2004
Etude sur le site de découverte du Mammouth de Yukagir (septembre)

Les 17 et 18 novembre 2004
Organisation d'un colloque scientifique “Le mammouth de Yukagir : résultats de la première phase de l'étude scientifique” au Centre de conférences de l'Académie scientifique de la République de Sakha, à Yakutsk, République de Sakha.

19 novembre 2004
Arrivée par charter de la tête et des autres parties du mammouth, et transport jusqu'à l'Aire de Nagakute.

©SIRI C. V. 2004

5. Présentation lors de l'EXPO 2005 AICHI
La tête, la jambe avant gauche, l'ossature du Mammouth de Yukagir et les autres pièces découvertes seront présentées dans une salle d'exposition réfrigérée, située à proximité de la Global House (Maison du monde). Une température de moins 15 degrés sera conservée dans la salle réfrigérée et les visiteurs pourront regarder les pièces exposées à travers une vitre. Dans la zone de présentation de la Global House également, une exposition en relation avec les mammouths sera organisée, avec une maquette grandeur nature basée sur les données de mesure du mammouth de Yukagir, les résultats des études générales sur les mammouths et sur l'environnement de la Terre à cette époque, la situation des excavations, ainsi que des vidéos avec graphiques informatiques sur les résultats des études les plus récentes. En outre, une exposition sur les mammouths, avec un squelette entier de l'animal, sera organisée en tant que projet conjoint entre la Russie et le Japon dans le pavillon de la Russie situé dans le Global Commons 4, et il sera ainsi possible d'obtenir des informations très diversifiées sur les mammouths.


6. Colloque sur le mammouth de Yukagir
Un colloque scientifique intitulé “Le Mammouth de Yukagir” a été organisé les 17 et 18 novembre 2004 au Centre de conférences de l'Académie scientifique de la République de Sakha. Durant ce colloque, auquel ont assisté Mme Evgeniya I. MIKHAILOVA, vice-premier ministre de la République de Sakha (Iakoutie), M. Toshio NAKAMURA, secrétaire général de l'Exposition Internationale de 2005, Aichi, Japon, ainsi que de nombreux chercheurs de Russie et des pays étrangers, des informations essentielles sur le Mammouth de Yukagir ont été révélées.
Un deuxième colloque sur le Mammouth de Yukagir sera organisé durant l'EXPO 2005 AICHI.

Source : http://www.expo2005.or.jp/

A suivre...