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vendredi 22 mars 2013

Le pavillon Russe de l'Exposition universelle de Chicago en 1893

Et comment il s'est retrouvé à Streator, petite ville de l'Illinois ? à 100 miles de la Columbian Exposition...


C'est le Tsar Alexandre III, qui chargea son architecte favori, Ivan Ropet, de réaliser le pavillon Russe de l'Exposition de 1893 à Chicago.
Ivan Ropet s'était déjà illustré lors de précédentes expositions, à Moscou en 1872 (Exposition polytechnique), Paris en 1878, Copenhague en 1888 (puis Nizhny Nogorod en 1896).

Le pavillon russe de l'Exposition de 1893 était décrit comme étant composé d'une structure massive, réalisée en bois foncé, et construit dans le style moscovite du XVIIe siècle, d'une conception similaire à la maison natale de Pierre le Grand (même inspiration pour l'Exposition de 1878 à Paris).


Le pavillon a été fabriqué en Russie, démonté, transporté, puis remonté à Chicago.

Après l'Exposition, un groupe de personnes de Streator - Illinois sont venus pour s'occuper de rapatrier le pavillon pour en faire l'église orthodoxe de Streator.

Le pavillon fut à nouveau démonté, puis installé au 401, South Illinois Street.

A cette époque, il y avait une très grande communauté d'immigrants Slovako-Russe qui vivaient et travaillaient à Streator.

Ils allaient enfin avoir une vraie paroisse, où se retrouver.

En 1910, cette église russe a été vendue aux baptistes Beulah qui l'ont utilisé jusqu'à son rachat en 1916 par la paroisse de Saint-Casimir (Polonais).

L'église a été modifiée et rénovée à de nombreuses reprises entre 1916 et 1964.

L'église fut démolie, à cause de sa petitesse, à peine 50 paroissiens pouvaient y tenir, mais aussi à cause de son mauvais état général..

Dernier état connu de l'Eglise de Streator

mardi 15 janvier 2013

De Paris 1900... à Tunis ! Jules Ferry



A l'Exposition de 1900 à Paris, une statue de Jules Ferry, fondateur de l'empire colonial Tonkinois et Tunisien, se dresse devant le pavillon du Ministère des Colonies.

Vue rapprochée sur la situation de la statue de Jules Ferry devant le pavillon du Ministère des colonies.

Pavillon du Ministère des colonies, sur les pentes du Trocadéro.

Il s'agit en fait de la maquette de cette statue d'Antonin Mercier, dont les bronzes coulés se retrouvèrent à St Dié en 1896, à Tunis en 1899 et à Haiphong en 1904.

Fin XIX, le nouveau centre ville de Tunis a pour artère principale l'avenue de la Marine, qui change de dénomination après 1900, pour l'avenue Jule Ferry, du nom du ministre instigateur du protectorat.




À l'avènement de l'indépendance en 1956, la statue de Jules Ferry est déboulonnée et l'avenue prend le nom du nouveau président Habib Bourguiba.

dimanche 11 mars 2012

Vestige Expo 67'

Triste vision dans le Parc Jean Drapeau à Montréal... hier !
On le sait, ce parc et les vestiges de l'Exposition universelle de 1967 à Montréal ne semblent pas être le principal soucis de la municipalité.
Alors que cette exposition est une référence historique, que Montréal et le Canada lui doivent beaucoup de choses, il est un fait que ses vestiges ne souffrent d'aucune considération et sont, soit laissé à l'abandon, soit détruits au fur et à mesure.

Nous en avions parlé il y a quelques semaines dans le cadre d'un projet de reconstitution en 3d des pavillons coréens dans les World Expos, le parc comptait toujours parmi ces vestiges les plus intéressants celui du pavillon de la Corée, une intéressante construction dont la magnifique charpente très typique en bois avait été jusqu'à présent préservée, ainsi qu'une tour, également en bois.

Faute d'entretient et de préservation, ce qui devait arriver arriva ! la tour, symbole de ce pavillon, était devenue dangereuse, sa base avec le temps, l'humidité et les intempéries, ayant pourrie.
Il a donc été décidé d'abattre purement et simplement l'édifice... comme on peut le constater sur cette photo !

© Louis Turgeon

On imagine la tristesse des passionnés, encore très nombreux, de découvrir ce symbole à terre... encore un souvenir de plus, qui s'en va de l'Ile Saint-Hélène... qui réduit encore le nombre de vestiges de cette Expo 67' !

Ci-dessous, une photo du pavillon et de sa tour, fièrement dressée lors de l'Expo de Montréal.



Sad vision in the Parc Jean Drapeau in Montreal ...
We know this park and the remains of the 1967 World's Fair in Montreal do not seem the main concerns of the municipality.
While this exhibit is a historical reference, that Montreal and Canada owes him a lot, it is a fact that its remains are not suffering from any consideration and are either abandoned or destroyed as and .
We talked about a few weeks ago as part of a reconstruction project 3d Korean pavilions at the World Expos, the park were still among the most interesting remains the pavilion of Korea, an interesting building whose magnificent very typical wooden structure had been preserved until now, and a tower, also of wood.
Without preservation and maintains, that the inevitable happened! Tower, symbol of the pavilion, had become dangerous, its base over time, humidity and weather, having rotten.
It was therefore decided to kill outright the building ... as can be seen in this picture!
Imagine the sadness of fans, still numerous, to find this symbol on the ground ... Remember even one more, which goes from the Ile Saint Helene ... further reducing the number of remains of this Expo 67 '!
Below is a picture of the pavilion and its tower, standing proudly at the Montreal Expo.

mardi 18 octobre 2011

Vitrail de l'Expo 1900... toujours en Autriche

Il y a quelques jours, mon ami Gaël, spécialiste des vestiges des Expositions universelles en découvrait encore un... en Autriche.

Il s'agit du vitrail "Austria" présenté par l'Autriche à l'Expo de 1900 et qui est toujours visible aujourd'hui dans la maison Neubers-Enkel à Vienne.

Je vous laisse découvrir ci-dessous cette magnifique pièce de 5 mètres de diamètre :


http://www.neubers-enkel.at/Texte/Jugendst.htm

En revanche, peu de détails quand à son origine, et sa place dans l'Exposition de Paris. Il aurait été tentant de lui trouver une place dans le "précieux" pavillon de l'Autriche sur le Quai des Nations.
Mais hélas, ayant restitué en 3d ce pavillon, je le connais assez bien pour savoir qu'il n'y avait pas d'aussi grand vitrail à l'intérieur. Selon toute vraisemblance, celui-ci proviendrait d'une des galeries d'exposition... aux Invalides ou au Champ de Mars.

Une piste nous étant cependant offerte, grâce à la lecture d'un rapport :

...Les peintres-verriers autrichiens se sont, eux aussi, engagés dans les voies nouvelles. Les successurs de Karl Geyling exposent au Champ de Mars (fils, tissus, vêtements) une très grande verrière, certainement la plus mal éclairées de toute l'Exposition; nous le regrettons, parce que l'oeuvre est considérable et intéressante.


Le vitrail est disposé dans un cadre d'armature aux courbes fantaisistes. La composition de M. Veith est opulente : elle représente la Glorifiation de l'Industrie des Tissus et célèbre le luxe de la parure. Les carnations, découpées en verres colorés, sont seules modelées en grisaille; les vêtements, l'architexture, le paysage sont découpés dans des verres antiques et opalescents, sans peinture. Les peintres-verriers paraissent avoir prodigué dans cette oeuvre les éléments les plus riches et les plus variés; les taches de couleur constituent une harmonie puissante : mais il est impossible de l'apprécier convenablement, à cause des reflets, des opacités, des transparences inégales occasionnés par la présentation défectueuse.


Cette composition est accompagnée d'un joli encadrement d'arbustes, de plumes de paon et de papillons; elle est complétée par tout un décor de façade, ingénieux et de goût distingué.


Palais des Fils, Tissus et Vêtements


Cette piste du Palais des Fils, Tissus et Vêtements était assurément la bonne !

Preuve en a été donnée dans le Figaro Illustré, comme on peut le lire... et le voir ci-dessous :

Artistes ! je répète qu'ils l'ont été partout. L'exposition du groupe XIII va nous en apporter une preuve nouvelle.
Ce groupe est celui des Fils, tissus et vêtements. Le palais qui lui est consacré se trouve placé dans la direction du Château d'Eau, sur le prolongement du Palais des Mines. Comme au Génie civil et aux Arts décoratifs, l'Autriche y occupe deux emplacements : l'un au rez-de-chaussée, l'autre à l'étage.
Au rez-de-chaussée, son exposition fait face à celle de la Russie, et présente un aspect presque somptueux : la verrière signée du maître "vitrarius" Carl Geyling, de Vienne, qui domine sa porte d'entrée et de développe en écran sur une partie de la façade de la section, constitue une des décorations les plus heureuses du palais. C'est ici que l'Autriche expose ses très belles soieries, parmi lesquelles sont particulièrement remarquées celle de la maison Tambosi, et ses articles de vêtement : chemiserie, ganterie, chapellerie, confections, chaussures, etc.

Vue générale du groupe XIII - Fils et Tissus (Champ-de-Mars)

Le site de Gaël... sur les vestiges des Expositions : http://vestiges-expositions.fr.gd/

mardi 27 septembre 2011

Circarama, pavillon des Etats-Unis, Expo'58... and its ancestor

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CIRCARAMA



Le pavillon du Circarama.


Dernière née des techniques cinématographiquees, le "Circarama" est présenté pour la première fois hors des Etats-Unis à l'Exposition de 1958 à Bruxelles.
En rouge, l'emplacement du Circarama par rapport au pavillon des Etats-Unis à Expo'58.

Bleu : pavillon des USA - Rouge : Circarama

Il emmène les visiteurs du Pavillon américain dans une randonnée pittoresque à travers les Etats-Unis.

Un auditorium spécial équipé de onze projecteurs synchronisés a été aménagé pour la projection d'un film, qui situe véritablement le spectateur au coeur des villes et des villages américains, des usines et des campagnes qui se succèdent de l'Atlantique au Pacifique.

Les 11 projecteurs synchronisés.


Le film est projeté sur un écran de 62.80 mètres de long qui entoure complètement le spectateur. Des avions ont photographié spécialement ces scènes américaines pour "Circarama" et seules les meilleures sélections sont présentées ici.

On ne peut imaginer plus attachante introduction à la vie des Etats-Unis.


Il est bon de noter qu'un procédé similaire a été breveté en 1897 par un inventeur français du nom de Raoul Grimoin-Sanson, sous le nom de Cinéorama.


Le premier film de démonstration avait été tourné en Belgique à bord d'une montgolfière afin de faire revivre au public l'ascension simulée d'un ballon.


Le Cinéorama était présent lors de l'Exposition universelle de 1900 à paris, et devait permettre cette fois, la visite de pays plus lointains et faire découvrir en l'espace de quelques minutes les vastes horizons du désert parcourus par la galopade effrénée d'une fantasia arabe, les élégances pimpantes du carnaval de Nice, la furieuse mêlée des batailles, les cortèges populaires parmi les architectures gothiques des vieilles villes flamandes, l'émotion des courses de taureau en Espagne...


Hélas, le fonctionnement de cette attraction ne fût que de trois jours, les dix projecteurs synchronisés à lampes à arcs dégageaient tellement de chaleur qu'un incendie se déclara.
Pour des raisons de sécurité du public, l'attraction fut fermée.

Projecteurs du Cinéorama de Raoul Grimoin-Sanson, au Musée des Arts et Métiers à Paris.


CIRCARAMA


It's the newest motion-picture technique, is shown for the first time outside the United States at the 1958 Brussels Exhibition.


The site today, USA pavilion at left... and Circarama at right...


It is used in this setting to take visitors to the American Pavilion on an colorfullc cinematic tour of the United States.


Shown in a special auditorium equipped with eleven synchronized projectors, the picture literally puts the viewer "in the middle" of scenes of American cities and towns, factories and rural areas from coast to coast.


Projected on a 206-foot long screen which completely surrounds the audience with sight and sound. Specially-equipped photographic airplanes toured the United States for these scenes, the best of which appear on the giant Circarama screen...


It's certainly the next best thing to an actual visit to the United States itself.



It's good to note that a similar process was patented in 1897 by a French inventor named Raoul Grimoin-Sanson, the Cinéorama.


The first demonstration film was shot in Belgium in a hot air balloon in order to revive the public the simulated ascent of a balloon.


The Cinéorama was present at the 1900 Expo in Paris, and was to this time, discover in a few minutes the vast horizons of the desert traversed by a frantic gallop fantasia Arab and crisp elegance's carnival of Nice, the furious melee battles; processions popular with Gothic architectural old towns of Flanders and emotion bullfights in Spain ...


Unfortunately, the operation of this attraction was only three days, ten projectors synchronized with arc lamps gave off so much heat that a fire broke out.
For reasons of public safety, the attraction was closed.

The Circarama building is today the VRT (Flemish television).

vendredi 16 septembre 2011

Ambiorix de Tongres, à l'exposition de 1867 à Paris

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A quelques pas de la statue équestre du roi Léopold Ier, se dresse dans la partie belge du Parc, un porte de pierres de taille couronnée de deux gigantesques figures de bronze. Cette porte, basse, massive n'est pas un arc de triomphe, mais bien une poterne. On sent que, pour qu'elle ait son véritable caractère, il ne lui manque qu'un pont-levis, agrafé à ses flancs par de robustes chaînes. Les sombres géants assis sur chacun de ses piliers, sont deux sentinelles au repos, deux Gaulois de l'an 57 avant Jésus-Christ, au temps des grandes luettes de la Belgique contre César et ses légionnaires.

Le torse nu, la chevelure au vent, inculte et épaisse comme une crinière, l'épieu à la main, la hache de pierre au côté, ces compagnons d'Indutionar et d'Ambiorix nous représentent bien ces guerriers barbares qui avaient coutume de se dépouiller avant d'entrer dans la mêlée; ne gardant que le casque et le glaive, ils fondaient sur les cohortes d'ennemies la tête la première, trouant les lignes là où ils tombaient, et secouant dans l'action, comme des grappes de pygmées, ces enragées de petits soldats romains qui ne leur arrivaient pas à l'épaule !

C'est donc bien de cette statue d'Ambiorix dont il s'agit.


Cette oeuvre, réalisée par le sculpteur français Jules Bertin, était exposée dans le Quart Belge de l'Exposition de 1867 à Paris. Elle représente Ambiorix le gaulois, chef des Eburons, et non pas Vercingétorix comme il est souvent noté.


La méprise s'explique simplement par le fait que M. Bertin a également réalisé une statue de Vercingétorix, assez similaire à celle-ci, mais dont on a parait-il perdu la trace. Il a quand même eu une statue de Vercingétorix, à Saint-Denis, oeuvre de Bertin, très postérieure, car datant de 1890 (voir en bas de page).


En revanche, celle d'Ambiorix est toujours visible sur la Place de l'Hôtel de Ville de Tongres (Tongeren) en Belgique, et dans un merveilleux état.


Voici d'ailleurs quelques photos, toutes fraîches... prisent il y a deux jours... hélas, c'était jour de fêtes à Tongres, et la place était pleine de manèges et autres stands ou buvettes.



Merci à l'inépuisable Gaël Bottomcircle, qui a su me mettre sur les traces de cet Ambiorix alors que je me rendais en Belgique.

Ci-dessous, au début du siècle dernier, une carte postale sur laquelle on découvre cette statue fort similaire de Vercingétorix, dans la Square Thiers (noté Square Pierre sur la carte postale) à Saint-Denis.


On sent bien que la "patte" est la même, mais la pose est différente, pas de hache cette fois-ci, mais une épée.
Cette statue, fondue en 1889 par Thiébaut (pour 7800 F, 1474 kg) et inaugurée en 1890 à Saint-Denis, ne nous fera pas la chance d'être retrouvée, car elle a été fondue sous le régime de Vichy.


Jules Bertin est né à Saint-Denis en 1826. Après avoir été à l'Académie d'Anvers, il travaille à Liège et s'y marie. Il retourne ensuite à Saint-Denis dans les années 1870... où il réalise ce Vercingétorix disparu. Il décède en 1892 à Paris.

mercredi 14 septembre 2011

Vestiges Exposition de 1929 à Barcelone




C'est en 1925 que fut décidé de tenir une Exposition internationale à Barcelone en 1929, conjointement à l'Exposition ibérico-américaine de Séville.
Celle de Barcelone se composait de 3 sections : industrie, sport et Art en Espagne.
Elle s'est tenu du 20 mai 1929 au 15 janvier 1930, une durée étonnamment longue pour ce genre d'événement.

Elevée dans le Parc de Monjuich, il en reste quelques vestiges, comme le Palacio Nacional, le Palacio de Communicaciones y Transportes, le Palacio de la Metalurgia, Electricidad y Fuerza Motriz, etc... ou le Pueblo Español. C'est lui qui va retenir plus particulièrement notre attention aujourd'hui.


Il s'agit d'un "presque" authentique village espagnol qui était reproduit ici. En effet, on pouvait découvrir un ensemble de bâtiments aussi typiques que pittoresques, qui représentaient toutes les régions d'Espagne, avec des aspects de la vie rurale de différentes époques, avec des animations en costumes populaires et des démonstrations et présentations d'artisanat et d'art populaire, le tout sur une surface de 20 000 m².


Le village espagnol était clos de murailles qui renforçaient encore plus cet aspect de village ou de condensé de villages composé de 117 édifices !
Les rues et les places les plus célèbres d'Espagne y étaient bien sûr présentes.

Ce Pueblo Español, ou Poble Espanyol en catalan, était une attraction, au même titre qu'une leçon de choses. On y organisait de régulières fêtes espagnoles, des concours, des concerts, des défilés et des événements sportifs.


Le village se visite toujours actuellement et réserves des surprises supplémentaires, puisqu'il est également un centre actif de loisirs, de culture et d'artisanat. De nombreuses activités et spectacles y sont proposés.

Voici quelques photos de ce vestige de l'Exposition de 1929... et si vous passez par Barcelone, n'oubliez pas d'y aller faire un tour, vous serez enchantés !






samedi 3 septembre 2011

La Statue de Washington, place d'Iéna - Paris

Les parisiens connaissent bien cette statue équestre de Georges Washington, mais quelle est son histoire ?


George Washington est assis sur un cheval, dans le sens de l'avenue du Président-Wilson et tourné vers la place de l'Alma. De sa main droite il lève un sabre, tandis que son cheval, juché sur un piédestal, lève la pate avant droite. Le piédestal est au milieu de la place d'Iéna, sur un terre-plein ovale, et les voitures tournent autour dans le sens des aiguilles d'une montre.



Le 3 Juillet 1900, en pleine Exposition universelle de 1900 à Paris, une superbe statue de Washington en bronze est dévoilée sur la Place d'Iéna. Elle est l'oeuvre de deux sculpteurs américains. Daniel French a réalisé le personnage de Washington et Potter le moulage.


Ce monument est un cadeau des femmes Américaines à la France, un signe de gratitude d'une république sœur. Avec fierté, d'un geste noble, Washington salue la nation qui s'est liée d'amitié pour son peuple en lutte pour son indépendance.


Le modèle en plâtre, est lui exposé sur les berges de la Seine, dans la Rue des Nations, au Pavillon des Etats-Unis :


Le lendemain de la célébration, le 4 juillet, a été également très mémorable par le dévoilement de la statue de La Fayette, un cadeau des écoles des Etats-Unis.


Un mémorial de cet admirable Français symbolisant pour nous américains, l'amitié française personnifiée. Des milliers d'Américains enthousiastes ont assisté à l'inauguration et ont applaudis à l'écoute des sentiments exprimés par le président Loubet, l'ambassadeur Porter, l'archevêque Ireland, et le commissaire général Peck. (à la différence de la statue de Washington, celle-ci est en plâtre, le modèle en bronze ne sera installé qu'en 1908, avec une tortue entre les pattes du cheval, signe de la lenteur de réalisation).

Traduit de l'ouvrage de Burlton Holmes, The Burlton Holmes Lectures, with illustrations from photographs by the author, Vol. II - Paris Exposition 1.