Affichage des articles dont le libellé est exposition 1867. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exposition 1867. Afficher tous les articles

mercredi 4 février 2015

Le Maroc à l'Exposition universelle de 1867 à Paris...



Il semblerait que ce soit la première participation officielle du Maroc à une Exposition universelle.
Pour le moment, pas beaucoup d'informations au sujet de ce pavillon, installé dans le Quart Anglais du Champ de Mars, entre le fameux Palais du Bardo, qui a été conservé après l'exposition, les Missions évangéliques, le Temple de Xochicalco et les Principautés Roumaines.
Ce pavillon unique comporte d'un côté l'accès à la boutique et de l'autre, aux écuries.


Il apparaît sur les plans une Tente des Gardes, dont j'ai eu beaucoup de mal à retrouver la trace, voilà ci-contre une photo d'assez mauvaise qualité, mais cette tente est clairement visible à l'arrière du pavillon du Maroc.
Ci-dessous, la description des lieux... par Ducuing.

La Boutique et l'Écurie du Maroc.

La boutique que l'empereur du Maroc a fait installer au Champ de Mars avec addition d'écurie pour ses chevaux, ressemble à toutes les boutiques mauresques que j'ai vues en Afrique, à Nedroma, vers la frontière du Maroc aussi bien qu'à Constantine et sur la frontière de Tunis.

Ce qu'on trouve rarement dans les boutiques des villes d'Afrique, où l'eau est rare, c'est la fontaine encadrée de briques émaillées dont la boutique du Maroc au Champ de Mars a été gratifiée : ce qu'on n'y rencontre jamais, c'est l'écurie dont elle est flanquée.



Parlons donc tout d'abord des chevaux qu'elle abrite. Le cheval barbe vaut la peine qu'on le regarde à côté du cheval des steppes de Russie. Il a le même entrain, la même fougue et, peut- être, une vertu de sang plus haute. Il va tant qu'on veut qu'il aille; et lorsqu'il tombe, c'est qu'il ne peut plus se relever. Aveugle devant le danger, comme il est insensible devant la fatigue, on le précipiterait dans un gouffre si son cavalier l'y entraînait. Nos chasseurs d'Afrique le connaissent bien, le coursier numide; et Dieu sait à quelles extravagances d'héroïsme ils l'ont conduit.

Le cheval barbe, qui ne diffère du cheval arabe de l'Yémen que par ses proportions plus petites et par la latitude où il vit, ne mange que de l'orge, en fait de grains. L'avoine le grise. Du reste, il perd une partie de sa vertu et de ses qualités, dès qu'on le dépayse ; et je me figure qu'il en doit être de même du cheval de l'Yémen, aux exploits qu'on raconte de lui dans le pays natal, et dont il est incapable dans nos pays du nord.

Pourquoi ne nous a-t-on pas donné une représentation des chevaux du Maroc à Longchamps, au milieu d'un exercice à feu, qui leur aurait rappelé la fantasia arabe ? Comme le soldat, le cheval arabe demande à être vu sous les armes, et au bruit de la poudre.


Passons à la boutique du Maroc, exposée au Champ de Mars, et que notre dessin représente, non loin du Bardo de Tunis. Cette boutique est pour les villes mauresques ce que le magasin du boulevard est pour les villes européennes.
Mais, en Orient, il n'y a ni vitres ni portes; et, au lieu de lambris dorés, on ne voit que des tapis étalés sur les parois du mur, contre lesquelles est adossé un banc recouvert d'une natte et orné de coussins, dans les boutiques de luxe. Sur le devant, à la portée de tout venan't, est une sorte d'étal où les bijoux et les filigranes s’entassent dans les sébiles, et où les étoffes lamées d'or et d’argent sont jetées en monceaux. Le marchand est étendu sur le banc d'arrière-boutique, fumant plutôt la cigarette que le chibouck, ayant à côté de lui un petit guéridon incrusté de nacre où la tasse de café attend. La pratique, qui regarde sur le devant de la boutique, n'est ni indiscrète ni questionneuse. Elle passe, ou bien elle achète. Si elle achète, elle prend l’objet et laisse l’argent et s'en va. Il est rare que le marchand se dérange pour voir si le compte est exact. Dans tous les cas, la transaction s'accomplit en silence.
« Le silence est d'or » dit l'Oriental.

On se figure généralement que le soleil communique ses ardeurs aux populations qui vivent sous son incandescence. Rien n'est moins exact. Regardez le ciel d'Orient, par les chaleurs les plus vives: il est d'un bleu froid et morne. L'Oriental est comme son ciel, froid et morne aussi. Il vit de contemplation et de silence. Le soleil trop ardent lui communique, non la flamme, mais ses torpeurs. L'Arabe ne fuit ni devant le danger ni devant la fortune: il les attend et les dédaigne. Seulement quand un élan le pousse, il est comme son cheval, il va jusqn'à ce qu'il tombe. Dans ses jeux comme dans ses combats, il se démène jusqu'à extinction. Hors delà, il ne bouge pas et fait le kief, savourant les délices du repos et de l'oubli de lui-même et du monde.

C'est pourquoi l'Oriental sacrifie tout aux yeux, qui n'exigent pour jouir ni mouvement ni fatigue. Il aime le clinquant, les étoffes voyantes, les guillochages, les bois découpés peints en couleurs crues mais bien assorties, où l'ombre et la lumière se jouent en oppositions tranchées à travers les losanges fouillées à jour.

Situation du pavillon du Maroc sur le Champ de Mars.

Si c'est pour voir des boutiques mauresques que vous faites le projet d'aller en Orient, renoncez-y, et allez voir la boutique de l'empereur du Maroc au Champ de Mars : tout y est, les boutiquiers et leur assortiment, les chevaux et leurs hennissements, avec la fontaine sacrée sur le devant.

Pourquoi M. le baron de Lesseps, qui nous en a donné une représentation si fidèle, n'a-t-il pu y ajouter le soleil – et le repos ?

F. Ducuing dans l’Exposition universelle de 1867. Ed. Dentu, Paris.



Mais le Maroc n'était pas uniquement présent à l'Exposition universelle de 1867 sous la forme de ce pavillon Boutique-Ecurie ! 75 exposants de produits manufacturés divers et variés avaient répondu à l'appel et se trouvaient en bonne place dans les galeries d'exposition du Palais principal...
comme on peut le voir sur la gravure ci-dessous... sections de la Tunisie et du Maroc, Galerie II, Matériels des Arts Libéraux.


vendredi 17 octobre 2014

Lecture... Siam d’hier Thaïlande d’aujourd’hui

Siam d’hier Thaïlande d’aujourd’hui
Patrick Binot, Jean Marcel et 31 auteurs | juillet 2014

31 plumes déliées, précises et souvent illustres nous racontent l’histoire riche et extraordinaire des relations du Royaume avec les pays francophones d’Occident. Elles soulignent aussi la grande pérennité, dans notre regard, de « l’âme siamoise » à travers les âges.

Entre autres documents inédits ou presque, le pavillon du Siam à l'Exposition universelle de 1867 à Paris.
Le livre
Premier ouvrage du genre à présenter les principaux textes qui illustrent l’histoire dense et déjà longue des relations du Royaume avec les pays francophones d’Occident (France, Belgique, Québec, Suisse), cette anthologie issue des auteurs s’exprimant en français sur le Siam ancien et la Thaïlande moderne nous plonge dans le passé flamboyant – et parfois bien singulier vu d’aujourd’hui – des princes, diplomates, missionnaires et militaires, elle se poursuit dans l’ébauche d’un monde contemporain où explorateurs et visiteurs qualifiés prennent un relais tout à la fois aventurier, savant, élitiste et individualiste sur ce qui relevait jusqu’alors du domaine réservé des États et des religions, pour se fondre enfin en nos temps modernes où un tourisme butineur ne se nourrit plus que de notre insatiable appétit d’exotisme.

De Jacques de Bourges ou Simon de La Loubère à Morgan Sportès en passant par Paul Morand et bien d’autres, les plumes déliées, précises et souvent illustres choisies et présentées par Patrick Binot et Jean Marcel nous racontent cette histoire riche et à bien des égards extraordinaire. Elles nous en restituent les contextes particuliers, l’atmosphère qui leur était propre selon les années où elles livrèrent leur témoignage, mais nous en soulignent aussi la grande pérennité, de ce que d’aucuns appelleraient, du Siam à la Thaïlande dans notre regard, « l’âme d’un peuple » à travers les âges.

Une sélection de 31 textes de Jacques de Bourges, Nicolas Gervaise, Alexandre de Chaumont, François-Timoléon de Choisy, Claude de Forbin, Simon de La Loubère, Jean Donneau de Visé, Guy Tachard, Maréchal Desfarges, Pierre Bigrot, Voltaire, Louis de Jaucourt, Jean-Baptiste Pallegoix, Henri Mouhot, Ludovic de Beauvoir, Georges « Puck » Chaudoir, émile et Denise Jottrand, Charles Buls, étienne Lunet de la Jonquière, André Malraux, Paul Morand, Guy de Pourtalès, Jacques May, Jean Decoux, André Gomane, Morgan Sportès, Lorenzo Pestelli, Marguerite Yourcenar, Jean Marcel.

Avec deux livrets photos dont la plupart inédites.

L'auteur
Patrick Binot est né en Belgique en 1959. Après avoir obtenu une maîtrise en Langues & Linguistique à l’Université Libre de Bruxelles (U.L.B.), il a enseigné le français en Espagne pendant 16 ans. Depuis 2002, il vit et travaille en Thaïlande. Il est actuellement lecteur de français à l’Université Srinakharinwirot de Bangkok.

Jean Marcel est né au Québec en 1941. Professeur à la retraite de l’Université Laval (Québec). Docteur en philologie et littératures romanes du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (Poitiers). Academic expert (conseiller spécial) à la section de français de l’Université Chulalongkorn (Bangkok), il poursuit en Thaïlande depuis 25 ans sa carrière d’écrivain.

mardi 25 février 2014

L'Exposition universelle de 1867 à Paris... dans le Journal Amusant

En 1867, comme on peut très bien l'imaginer, le sujet qui est sur toutes les bouches, c'est la seconde Exposition universelle à Paris... et bien sûr, tous les journaux se font l'écho de cet événement à venir, les organes satiriques également.

Nous connaissons tous l'immense palais principal du Champ de Mars, conçu par l'ingénieur Jean-Baptiste Krantz, de forme elliptique, un monstre métallique de 325 mètres sur 110 ! Comme on aime à le faire en France, un surnom a très vite été trouvé à cet incroyable et immense hall de gare... qui est devenu très vite le "Palais Omnibus" !

Le Journal Amusant (journal illustré satirique créé en 1853), suit de manière hebdomadaire l'avancée des travaux et des installations au Champ de Mars. Le numéro 585 du 16 mars 1867, sous le crayon de l'illustrateur Bertall, nous offre une vision toute nouvelle de ce Palais Omnibus... qu'il gratifie d'un nouveau surnom, auquel je l'avoue, je n'aurais jamais pensé.
Ce surnom fait principalement référence à la forme générale de l'édifice, qu'il compare a une immense poêle à frire ! en couverture du journal.
Au centre de cette poêle, des richesses y sont déversées, certainement un rappel, comme s'il en était besoin, des coûts faramineux que représente la mise en oeuvre d'un tel événement.
Sur le pourtour de la poêle, des sacs de monnaies étrangères nous rappellent les nations invitées et participantes. C'est aussi les gains et devises apportés, par les exposants... et les visiteurs.

Quant aux deux soudards à la base de l'illustration, il semble un peu moins aisé d'en interpréter le sens. Le personnage de droite, porte l'inscription "Club international de MM. les Viveurs et Godailleurs". Cela fait certainement référence à la période festive de l'exposition, et d'éventuels débordements.
Et pour le personnage de gauche, du "Club International de MM. les Tueurs"... il s'agit certainement des exactions qui pourraient être commises lors de l'Exposition, par des bandits attirés par cette manne de riches visiteurs, français et étrangers, car effectivement, les pick-pockets afflueront !


Louons sans aucune réserve la commission d'avoir donné au bâtiment en tôle de l'Exposition universelle l'aspect d'une gigantesque poêle à frire. Heureuse idée pour indiquer que là se concentreront toutes les recettes les plus variées de la cuisine sociale.

Terminons quand même cet article avec une "vraie" photographie du grand Palais de l'Exposition de 1867... Album Léon&Levy.



jeudi 7 mars 2013

Journée de la Femme... Expo 1867

A l'occasion de la journée de la femme, je vous propose de découvrir celles qui ont charmé les allées du Champ de Mars lors de l'Exposition universelle de 1867 à Paris.
Bavaroise, Suédoise, Niçoise, Réunionnaise, Anglaise, Frisonne, Russe, Tunisienne, Chinoises, Grecque, Algérienne...

Toutes plus belles les unes que les autres, on imagine fort bien le succès qu'elle pouvait avoir lors de cette événement. On note que la niçoise fait également partie des ces minois exotiques, on peut donc en conclure qu'elles avaient un charme sans pareil en France !


A noter que lors de cette exposition, le parc chinois était une entreprise privée, il s'agissait d'un petit parc circulaire, avec un portique d'entrée, un pavillon principal, un débit de thé et un théâtre, le tout organisé et financé par le Marquis d'Hervé de Saint-Denis.

Un ensemble finalement assez charmant, très bien perçu à l'époque.

On y trouvait deux jeunes filles chinoises, les marchandes de thé, Leao-Ya-Tchoé et Tcheou-Ya-Naï...

Elles étaient certainement les deux seules chinoises de l'Expo.

Ce sont elles qui ont été représentées sur cette gravure, facilement reconnaissables grâces à leurs coiffures si caractéristiques.

mercredi 19 décembre 2012

De Paris à Villers sur Mer... en 1867



Je vous propose une petite visite à Villers sur Mer, petit commune du Calvados, située sur la côte de la Manche, entre Deauville et Houlgate...

Cette station balnéaire a connu un fort développement entre 1870 et 1900, notamment grâce à l'arrivée du train en 1882, à l'installation d'un second casino, et à la construction de nombreuses villas dans le quartier historique des falaises.
Une de ces villas a une histoire particulière riche et intéressante, puisqu'elle est en fait, un pavillon de l'Exposition universelle de Paris 1867, transplanté sur la côte de basse-normandie, sitôt l'exposition terminée.

Je n'ai pas vraiment de détails concernant ce déménagement, les raisons... mais toujours est-il que nous la retrouvons à Villers sur Mer, portant le nom de Chalet Haret, comme on peut le voir sur les cartes postales du début du siècle. Il semble même que ce chalet ait récemment troquer ce nom pour Villa Miramar... à vérifier.

Ce Chalet Haret, ou Villa Haret, était en effet un pavillon particulier de cette Exposition de 1867, situé sur le Champ de Mars, tout près du Palais Elliptique, entre le quart français et le jardin réservé, près de la Porte Rapp.

Il s'agit du Chalet de la Commission impériale, destiné au Commissaire général, Pierre Guillaume Frédéric Le Play.

Voici quelques précisions sur cette construction, extraites de :
L'Exposition universelle de 1867 illustrée – Ducuing.

Chalet du Commissaire général de l'Exposition universelle de Paris 1867

L'habitera-t-il jamais, M. Frédéric Le Play, ce chalet si finement construit et découpé que la Commission Impériale a mis à sa disposition ?
J'en doute, pour ma part, quoique la demeure soit bien attrayante. M. le Commissaire général, qui a eu tant de traverses et d'injustices d'opinion à surmonter, ne consentira sans avoir, pour ainsi dire, recours à la main de l'homme, à édifier une construction se montant et se démontant à volonté.

A quoi bon décrire ce chalet ? Tout le monde peut le voir, et notre dessin le montre. Le corps principal, à deux étages, est établi sur un soubassement. A l'un des angles, s'élève un campanile à quatre étages servant d'observatoire. Le rez-de-chaussée de ce campanile communique aux diverses parties de l'habitation.

Le premier étage du corps principal est occupé par une grande salle en forme de nef, qui est censée devoir servir aux réunions de la Commission impériale, si j'en crois la grande table à tapis vert qui s'y trouve. Toutes les pièces, aussi bien que le grand salon, sont commandées par des vestibules et des galeries servant d'accès.

Ces dispositions, aussi simples que commodes, donnent à l'ensemble de la construction un aspect original et agréable à l’œil.
Le campanile, avec le pignon de la face principale, présente une ordonnance toute particulière. Dans la partie supérieure du pignon est une grande baie qui éclaire le salon du premier étage dans toute sa largeur. Le toit se prolonge en encorbellement au-dessus de la baie qu'il abrite.

Une scierie mécanique, mue par deux machines à vapeur de la force de cinquante chevaux et un personnel de cinq cents ouvriers, mettent à même MM. Huret et fils d'édifier des maisons d'habitation dans le genre du chalet de M. le Commissaire général, à des conditions de rapidité et d'économie qu'on n'avait pas abordées jusqu'ici.

Pour les aménagements intérieurs, la décoration et l'ameublement, MM. Huret et fils ont eu de nombreux collaborateurs.

Fr. Ducuing

On note quand même le nom de l'entrepreneur, Huret ! Est-ce une erreur de Ducuing ? En tout cas, il est orthographié Haret dans les Albums du Parc... donc...
le Chalet Haret... Haret était-il le propriétaire à Villers sur Mer, ou était-ce Frédéric Le Play, natif d'une commune voisine, Rivière-Saint-Sauveur ? A suivre.

mercredi 28 mars 2012

Le Siam à l'Exposition universelle de 1867 à Paris... en 3d

Ceux qui suivent ce blog depuis quelques mois, voire années, devraient s'en souvenir, en 2010, j'avais reconstitué en 3d le Parc égyptien de l'Expo de 1867, à l'occasion de l'exposition aux Archives nationales, "Exotiques expositions... les expositions universelles et les cultures extra-européennes - France, 1855-1937".
Pour les besoins du film, j'avais complété le décor par la restitution en 3d du Palais du Champ de Mars.

Ces premiers travaux concernant cette Expo de 1867 se poursuivaient parallèlement avec la reconstitution du Parc Chinois de cette même expo, séquence faisant partie d'un film en 3d  sur les différentes participations de la Chine dans les Expos parisiennes de 1867 à 1900.

Ce Parc égyptien, constitué de 5 bâtiments ainsi que ce Parc chinois était situé dans cette partie du Champ de Mars que l'on appelait le "quart anglais".
Cet espère était l'un des plus pittoresques de l'Expo 1867, avec de nombreux petits pavillons "des nations" étrangères. C'est en effet à l'occasion de cette Exposition à Paris que fut pour la première fois introduit ce concept de "pavillon".

J'ai toujours été passionné par cette partie de l'Expo, que je compte continuer à enrichir de reconstitutions.


Le prochaine a être traitée sera le petit pavillon du Siam, à côté de ceux du Japon et de la Chine, entre les écuries du parc égyptien et les galeries de l'agriculture anglaise, parallèles l'avenue de Suffren.

Ce pavillon est très peu documenté, la majeure partie des pièces exposées par le Siam se trouvant à l'intérieur du Palais principal, dans la Galerie du Travail.

Les seules photographies que je connaisse sont celles de l'incroyable Album du Parc, un ouvrage en deux volumes aux dimensions exceptionnelles, offerts à Napoléon III et conservés aux Archives nationales, ainsi qu'une carte photo de ma collection, identique, et pour cause, puisque du même éditeur-photographe officiel de l'Exposition, Pierre Petit.

On trouve un peu plus facilement des photographies stéréoscopiques, mais pour la plupart, ce sont des vues assez éloignées, peu détaillées et qui ne laissent pas apparaître la partie basse de l'édifice.

Ci-dessous, les premières vues en 3d de ce petit pavillon du Siam, sans ses textures.







La palissade sur la droite est celle du Pavillon du Japon, que je modéliserais certainement, vu qu'il se trouve entre le Pavillon du Siam et le Parc chinois déjà réalisé.

SIAM at Expo 1867 Paris :
Those who follow this blog for some months or years, should remember, in 2010, I reconstituted the 3d Egyptian Park of Expo 1867, on the occasion of the exhibition at the National Archives in Paris, "Exotiques expositions... les expositions universelles et les cultures extra-européennes - France, 1855-1937"..
For the purpose of the film, I had completed by a restitution in 3d of the main Palace at the Champ de Mars.
This early work on the Expo 1867 was continued parallely with the reconstruction of the Chinese park at the same exhibition, part sequence of a film in 3D on the specific participations of China at Paris Expos from 1867 to 1900.
The Egyptian Park, consists of five buildings and the chinese park was located in part of the Champ de Mars called the "quarter English."
This part was one of the most picturesque of the Expo 1867, with many small houses foreign nations. This is indeed the occasion of this Expo in Paris that was first introduced this concept of "pavilion".
I've always been fascinated by this part of the Expo, which I intend to continue to enrich reconstructions.
The next will be treated a little pavilion of Siam, alongside those of Japan and China, between the stables and the Egyptian park and galleries of British agriculture, parallely to avenue de Suffren.
This pavilion is poorly documented, most of the exhibits by Siam located inside the main palace, in the Gallery of Labour.
The only photographs that I know are those of the amazing "Albums du Parc", a two-volume work of exceptional dimensions, offered to Napoleon III and the conserved at the National Archives, as well as a photo card of my collection, identical, and for a simple reason , since the same photographer-editor official of the Expo 1867, Pierre Petit.
There's also stereoscopic photographs, but mostly these are quite distant views, not detailed and do not show that the lower part of the building.
Below, the first 3D views of this little house of Siam, but without textures for the moment.

vendredi 16 septembre 2011

Ambiorix de Tongres, à l'exposition de 1867 à Paris

...
A quelques pas de la statue équestre du roi Léopold Ier, se dresse dans la partie belge du Parc, un porte de pierres de taille couronnée de deux gigantesques figures de bronze. Cette porte, basse, massive n'est pas un arc de triomphe, mais bien une poterne. On sent que, pour qu'elle ait son véritable caractère, il ne lui manque qu'un pont-levis, agrafé à ses flancs par de robustes chaînes. Les sombres géants assis sur chacun de ses piliers, sont deux sentinelles au repos, deux Gaulois de l'an 57 avant Jésus-Christ, au temps des grandes luettes de la Belgique contre César et ses légionnaires.

Le torse nu, la chevelure au vent, inculte et épaisse comme une crinière, l'épieu à la main, la hache de pierre au côté, ces compagnons d'Indutionar et d'Ambiorix nous représentent bien ces guerriers barbares qui avaient coutume de se dépouiller avant d'entrer dans la mêlée; ne gardant que le casque et le glaive, ils fondaient sur les cohortes d'ennemies la tête la première, trouant les lignes là où ils tombaient, et secouant dans l'action, comme des grappes de pygmées, ces enragées de petits soldats romains qui ne leur arrivaient pas à l'épaule !

C'est donc bien de cette statue d'Ambiorix dont il s'agit.


Cette oeuvre, réalisée par le sculpteur français Jules Bertin, était exposée dans le Quart Belge de l'Exposition de 1867 à Paris. Elle représente Ambiorix le gaulois, chef des Eburons, et non pas Vercingétorix comme il est souvent noté.


La méprise s'explique simplement par le fait que M. Bertin a également réalisé une statue de Vercingétorix, assez similaire à celle-ci, mais dont on a parait-il perdu la trace. Il a quand même eu une statue de Vercingétorix, à Saint-Denis, oeuvre de Bertin, très postérieure, car datant de 1890 (voir en bas de page).


En revanche, celle d'Ambiorix est toujours visible sur la Place de l'Hôtel de Ville de Tongres (Tongeren) en Belgique, et dans un merveilleux état.


Voici d'ailleurs quelques photos, toutes fraîches... prisent il y a deux jours... hélas, c'était jour de fêtes à Tongres, et la place était pleine de manèges et autres stands ou buvettes.



Merci à l'inépuisable Gaël Bottomcircle, qui a su me mettre sur les traces de cet Ambiorix alors que je me rendais en Belgique.

Ci-dessous, au début du siècle dernier, une carte postale sur laquelle on découvre cette statue fort similaire de Vercingétorix, dans la Square Thiers (noté Square Pierre sur la carte postale) à Saint-Denis.


On sent bien que la "patte" est la même, mais la pose est différente, pas de hache cette fois-ci, mais une épée.
Cette statue, fondue en 1889 par Thiébaut (pour 7800 F, 1474 kg) et inaugurée en 1890 à Saint-Denis, ne nous fera pas la chance d'être retrouvée, car elle a été fondue sous le régime de Vichy.


Jules Bertin est né à Saint-Denis en 1826. Après avoir été à l'Académie d'Anvers, il travaille à Liège et s'y marie. Il retourne ensuite à Saint-Denis dans les années 1870... où il réalise ce Vercingétorix disparu. Il décède en 1892 à Paris.

mardi 1 juin 2010

Exotiques exposition - Visite guidée - Culture - Télématin - Emission présentée par William Leymergie - France 2

Exotiques exposition - Visite guidée - Culture - Télématin - Emission présentée par William Leymergie - France 2


Exotiques exposition

Thomas Hervé vous fait la visite guidée d’une expo sur les expos ! Et oui… à l’époque où la télé n’existait pas et où les gens ne voyageaient pas, le seul moyen de leur faire découvrir les pays extérieurs était de les représenter à travers les fameuses expositions universelles

Quelle surprise hier matin, en faisant une recherche sur Google, qui n'avait rien à voir, de tomber sur le programme de France 2 et de Télématin, annonçant un sujet sur Exotiques Expositions, actuellement aux Archives nationales.


Je ne pouvais pas laisser passer çà... j'ai donc regardé, et ô plaisir, pour la première fois depuis l'ouverture de cette exposition, on évoquait mes reconstitutions en 3d en des termes élogieux, aussi bien par Thomas Hervé, réalisateur de la rubrique, que par William Leymergie, conscient qu'on pouvait découvrir ces pavillons "en couleur" et s'en faire une idée, alors que toutes les photos d'époques sont bien évidemment en noir & blanc !




...et cerise sur le gâteau, on a même pu voir quelques images de ce film 3d sur le Parc égyptien !


Merci Thomas Hervé !

lundi 17 mai 2010

Conférence Albums du Parc -Expo 1867 - mardi 18 mai 2010 - 18h15

Conférence par Christiane Demeulenaere-Douyère, conservateur général aux Archives nationales (Section du XIXe siècle), et Édouard Vasseur, conservateur à la direction générale des patrimoines (Archives de France)


Les Albums du Parc
de l’Exposition universelle de 1867
Planches aquarellées et photographies
mardi 18 mai 2010 - 18h15

Auditorium Colbert
Galerie Colbert
2 rue Vivienne, 75002 Paris


lundi 10 mai 2010

La 3d aux Archives nationales, du 31 mars au 28 juin 2010

...
Petit retour sur l'exposition aux Archives nationales... avec le teaser du film 3d restituant le Parc égyptien à l'Exposition universelle de 1867...




Exotiques expositions Les expositions universelles et les cultures extraeuropéennes. France, 1855 - 1937

31 mars - 28 juin 2010


Archives nationales - Hôtel de Soubise
60 rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris

Du lundi au Vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
Samedi et dimanche de 14h à 17h30, fermée le mardi et les jours fériés.
Plein tarif : 3€ - Tarif réduit : 2,30€

Temple égyptien, musée chinois et pyramide aztèque sur le Champ de Mars, palais algérien et mosquée sur les pentes de la colline de Chaillot, villages exotiques sur lesplanade des Invalides, temple cambodgien au bois de Vincennes, orchestres coloniaux, concerts égyptiens, danseuses orientales...

Près de 200 documents exceptionnels (plans, gravures, photographies, affiches, textes, etc.), tirés principalement des fonds des commissariats des expositions universelles conservés aux Archives nationales, ainsi que 2 films en images de synthèse 3d (Parc égyptien du Quart Anglais au Champ de Mars, à l'Exposition universelle de Paris en 1867, les 23 pavillons de la Rue des Nations à l'Exposition universelle de Paris en 1900), invitent à découvrir comment les expositions universelles ou internationales organisées en France entre 1855 et 1937 ont contribué à façonner le regard occidental sur laltérité et particulièrement sur les mondes dits exotiques.

jeudi 6 mai 2010

Exotiques expositions… Les expositions universelles et les cultures extraeuropéennes. France, 1855 - 1937

...
Petit retour sur l'exposition aux Archives nationales :

Exotiques expositions… Les expositions universelles et les cultures extraeuropéennes. France, 1855 - 1937


31 mars - 28 juin 2010
Archives nationales - Hôtel de Soubise
Du lundi au Vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30.
Samedi et dimanche de 14h à 17h30, fermée le mardi et les jours fériés.
Plein tarif : 3€ - Tarif réduit : 2,30€







 Près de 200 documents exceptionnels (plans, gravures, photographies, affiches, textes, etc.) , tirés principalement des fonds des commissariats des expositions universelles conservés aux Archives nationales, invitent à découvrir comment les expositions universelles ou internationales organisées en France entre 1855 et 1937 ont contribué à façonner le regard occidental sur l’altérité et particulièrement sur les mondes dits exotiques. Temple égyptien, musée chinois et pyramide aztèque sur le Champ de Mars, palais algérien et mosquée sur les pentes de la colline de Chaillot, villages exotiques sur l’esplanade des Invalides, temple cambodgien au bois de Vincennes, orchestres coloniaux, concerts égyptiens, danseuses orientales..., les millions des visiteurs qui ont arpenté les allées des expositions, s’y sont souvent senti transportés sous d’autres latitudes. Ces manifestations n’ont pas seulement été des fêtes du commerce et de la technique. Placées naturellement sous le signe du cosmopolitisme par la variété des nations qui s’y exposent, elles ont ouvert à leurs visiteurs des visions d’ailleurs le plus souvent exotiques. A une époque où les pays lointains sont pour beaucoup inaccessibles et où pourtant le public manifeste un goût affirmé pour l’Orient, puis en des temps où la colonisation outre-mer veut susciter des vocations, les expositions universelles et internationales, véritables « machines à rêver » organisées par l’Occident, offrent à leurs visiteurs « le tour du monde en un jour », selon le programme de l’affiche de l’exposition coloniale de 1931.
Moment d’histoire partagée entre l’Occident et les cultures exotiques, les expositions universelles et leurs somptueux pavillons ont été l’occasion d’un dialogue artistique particulièrement riche : redécouverte des arts islamiques, vogue du japonisme, pour ne citer que quelques exemples. Elles ont aussi joué un rôle important dans le développement de l’ethnographie et de l’anthropologie qui acquièrent alors le statut de disciplines scientifiques consacrées. Par leur entremise, le grand public a accès à des cultures jusqu’alors connues des seuls spécialistes, comme les civilisations anciennes de l’Amérique centrale et du Sud. Mais à une époque qui s’interroge sur la « nature » de l’homme et sur ses origines, et où les recherches de certains posent le principe de hiérarchisation des races, dans les expositions, deux mondes se regardent, « sauvages » et « civilisés », sans réelles possibilités de dialogue. Grâce à l’infinie richesse des archives des expositions universelles et internationales conservées aux Archives nationales et avec le concours aussi des prestigieux prêteurs extérieurs, Exotiques expositions… fait revivre, entre images et textes, les regards croisés de ces spectacles du monde.
Contact presse
Jean-François Quemin
jean-françois.quemin@culture.gouv.fr
Tel 01 44 61 93 46 - Port 06 87 56 14 05 - Fax 01 44 61 93 40

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/communique-expo.html

Et bien sûr, vous retrouverez dans cette exposition aux Archives nationales mes deux films en 3d :


- le Parc égyptien au Champ de Mars, à l'Exposition universelle de 1867 à Paris


- la Rue des Nations de l'Exposition universelle de 1900 à Paris


dimanche 2 mai 2010

Archéoportail n°9 - janvier / février / mars 2010

...
L'association ArchéoPortail vous informe que le numéro 9 de la Revue
d'ArchéoPortail vient de paraître en ligne. Pour la consulter, rendez-vous à
l'adresse suivante : http://issuu.com/archeoportail/docs/archeoportail



>>> L'ÉDITO'
>>> ACTUALITÉS INTERNATIONALES
● Le Salon International du Patrimoine Culturel 2009

>>> DOSSIER
la Chine dans les Expositions universelles à Paris (1867 1900)
● Introduction : L'Exposition universelle de Shanghai 2010
● La Chine à Paris en 1867
● La Chine à Paris en 1878 au Champs-de-Mars dans la Rue des Nations
● La Chine à Paris en 1878 sur les pentes du Trocadéro
● La Chine à Paris en 1889 au Champs-de-Mars allée de Suffren
● La Chine à Paris en 1889 au Champs-de-Mars, Histoire de l'Habitation de Charles Garnier
● La Chine à Paris en 1900 au Trocadéro

>>> L'ANNUAIRE DES ADHÉRENTS

jeudi 4 mars 2010

Shots, Parc Chinois, Exposition universelle de 1867 à Paris

...
Mine de rien, le projet touche à sa fin...

en attendant la fin des calculs du dernier film, voici quelques shots tirés du premier film, sur le Parc Chinois de l'Exposition de 1867 :

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

mardi 29 décembre 2009

Début Texturing Parc égyptien Expo Paris 1867

...
non, ce n'est pas parce que je booste sur le projet Expo 1935 que j'abandonne pour autant les projets en cours... voici les premiers éléments texturés du parc égyptien, et pour commencer bien sûr, le temple de Philaé...

ces textures peuvent paraître un peu "pompier", mais elles sont inspirées des peintures encores intactes en égypte, mais aussi de la manière dont on les restituer en 1867, à leur mode, avec leur vision des choses...